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2024

Refaisons l'histoire

Dissolution 2024 — la nuit des élections européennes

Emmanuel Macron

« Le RN gagne les européennes à 31,4 %. Trois heures plus tard, Macron dissout l'Assemblée. »

Le contexte

9 juin 2024, 20 h. Le Rassemblement National réalise 31,4 % aux européennes (liste Bardella), plus du double de la liste Renaissance (14,6 %). Aucune obligation constitutionnelle ne contraint le président — l'Assemblée n'est pas hostile, le gouvernement Attal vient d'être nommé. À 21 h, Macron annonce en direct la dissolution. Décision prise dans un cercle ultra-restreint (Attal, Séjourné prévenus la veille ; Borne, Le Maire, présidents des chambres apprennent en regardant la télévision).

Ce qui a été décidé

Dissolution annoncée le 9 juin à 21 h. Législatives convoquées 21 et 30 juin (campagne la plus courte de la Ve République). Triangulaires massives, désistements républicains, NFP en tête (193 sièges), Ensemble (166), RN+alliés (143). Assemblée fragmentée en trois blocs, aucun majoritaire.

Conséquences réelles

Trois Premiers ministres en un an (Attal démissionnaire, Barnier censuré en décembre 2024, Bayrou nommé). Budget 2025 voté en force par 49.3 puis censuré. Paralysie législative. RN devient arbitre permanent. Macron politiquement neutralisé, recentré sur le régalien et l'international jusqu'en 2027. Ironie : le bloc présidentiel sort affaibli d'un scrutin qu'il a lui-même provoqué.

À toi de jouer

3 décisions à prendre

À chaque question : tu choisis. À la fin : on compare ton parcours avec ce qui s'est vraiment passé — et on raconte l'histoire alternative qu'auraient produite tes choix.